Les combats de gladiateurs

Les Gladiateurs: Origines et Combats

Les combats de gladiateurs

Le terme gladiateur provient du latin « gladiator, de gladius, glaive » et, au point de vue étymologique, fait référence à celui qui se bat avec une épée. L’origine des combats de gladiateurs se trouve en Étrurie, où le but principal était d‘honorer la mémoire des hommes illustres morts au combat.

Les romains adoptèrent cette tradition à l’occasion de leurs festivités et en guise de divertissement, bien que dans un premier temps seulement participaient les prisonniers et les esclaves.

Les gladiateurs étaient des combattants professionnels de l’ancienne Rome qui s’engageaient dans des combats publics spectaculaires, connus sous le nom de jeux du cirque

Les combats de gladiateurs « munera » se déroulaient dans les amphithéâtres durant le mois de décembre et pendant 10 jours. Le premier combat a été organisé en 264 av. J-C par Decimus Junius Brutus pour honorer la mémoire de son père. Trois paires d’esclaves se sont affrontés sous les yeux d’une immense foule de spectateurs passionnés par ce genre de combat impitoyable.

Leur histoire remonte à l’époque romaine, et leur popularité atteignit son apogée pendant la République romaine et l’Empire romain.

Les combats de gladiateurs se sont progressivement intégrés aux jeux publics romains en tant qu’élément essentiel des célébrations et des divertissements.

Les combats de gladiateurs demeurent un aspect fascinant et complexe de l’histoire romaine, illustrant les coutumes et les valeurs d’une société ancienne à travers le spectacle et le divertissement.


Comment les munera gladiatoria étaient-ils organisés ?

Les premiers combats ont été financés à titre privé ; mais à partir de l’an 105 av. J-C, le financement devient public. Selon les érudits Suétone et Tacite, les combats étaient organisés par les questeurs (magistrats romains) durant l’époque claudienne : en l’an 47 le sénateur Publius Dolabella a suggéré que les magistrats devaient organiser, en mode de célébration, des combats de gladiateurs lors de leurs entrées en fonction.

En d’autres occasions, c’étaient les arcarii, les fonctionnaires romains et les dirigeants qui les gérés.

Les gladiateurs étaient principalement des esclaves et des prisonniers condamnés à morts ou aux travaux forcés, mais aussi, entre autres, des hommes libres. Dans l’ensemble, c’était un groupe qui disposait de quelques droits limités. Les combats étaient habituellement organisés selon les différents domaines de compétences et de spécialités, dont les premiers postes de chaque spécialité étaient pour ceux qui remportaient plus de victoire. En ce qui concerne les esclaves et les prisonniers, les combats représentaient pour eux le moyen d’obtenir la libération, mise en évidence lors de la remise de la rudis (baguette d’honneur) ou l’épée en bois.

Les entraînements se déroulaient dans un « ludus », l’école des gladiateurs, dont la plus connue était le Ludus Magnus, qui se trouvaient près de l’Amphithéâtre Flavien. Dans ces écoles les lanistes, ceux qui étaient chargés d’acheter et de vendre les gladiateurs, formaient les futurs combattants aidés par les gladiateurs vétérans et expérimentés.

Il existait un réseau important de recrutement et de formation répandu dans toute l’Empire Romain dirigée par les procurateurs, en comptant chaque province avec un siège de l’école impériale. Dans les différentes provinces comme Hispanie, les dirigeants des gladiateurs étaient des magistrats, des flamines (prêtres romains) et des évergètes (bienfaiteurs).

Le sort du gladiateur vaincu dépendait du public. Si le pouce était levé, le gladiateur pouvait être épargné, mais un pouce baissé signifiait la condamnation à mort.


Les armures et les armes des gladiateurs.

Les gladiateurs utilisaient différentes armes durant leurs combats. Les plus connues étaient l’épée recourbée ou la « sica », le trident ou l’harpon « fascina », le filet et le poignard, mais aussi des glaives, des épées courtes et larges, ainsi que des lances.

Les gladiateurs portaient des armures lourdes, y compris des casques, des boucliers, et certains étaient armés de glaives, de tridents ou de filets.

Les gladiateurs avaient des protections placées sur les bras et / ou les jambes. Il y avait entre autres la cnémide, une jambière qui protégeait le tibia gauche, le galerus, une large épaulière qui était placée en haut de l’épaule gauche et la manica, généralement en cuir, sur le bras droit. Mais aussi des boucliers rectangulaires (scutum) ou des petits boucliers et des casques.

Avant chaque combat, les noms des gladiateurs étaient annoncés, et ils faisaient des saluts rituels au public.

Ils existaient différents types de gladiateurs : les thraces, qui utilisaient des épées recourbées et se protégeait avec des petits boucliers, des casques, des manicas et des cnémides ; les rétiaires, qui portaient des tridents, des filets et des protections sur leur bras gauche ; les provocators, qui luttaient avec l’épée et portaient des casques, boucliers et cnémides ; les essédaires, qui combattaient sur des chars et puis les mirmillons, qui étaient armés avec des épées larges et qui utilisaient des grands boucliers, casques, cnémides et manicas pour se protéger.

Chaque type de gladiateur avait sa propre stratégie de combat et son style distinctif, souvent inspirés de leur équipement et de leur origine.


Les venationes : la chasse des animaux

En plus des combats entre les gladiateurs, dans les amphithéâtres il y avait la chasse et le massacre des animaux féroces, appelé venatio. Selon l’historien Tite-Live (en latin Titus Livius), la première chasse fut organisée en l’an 186 av. J-C sous la responsabilité de Fulvius Nobilior, dans l’arène se déroulaient des combats sanglants avec des panthères et des lions. En plus de ces animaux sauvages se trouvaient également des éléphants, des ours, des tigres, des hippopotames et des crocodiles qui luttaient contre les venatores et les bestiaires (ou en latin bestiarius).

De temps en temps, les spectacles étaient seulement avec des animaux, qui devaient se battre entre eux jusqu’à ce que l’un réussisse à tuer l’autre.

Les jeux de gladiateurs ont finalement pris fin au Ve siècle avec la chute de l’Empire romain.


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